LE JODO
L'art du baton

L’art du bâton est né d’une légende.
Miyamoto Musashi, un guerrier japonais de grande notoriété (1600-1678), après avoir vaincu Muso Gonosuke dans un combat de sabre, lui laisse la vie sauve.
Muso Gonosuke se retire sur le Mont Homan pour méditer sur sa défaite.
Une révélation divine lui apporte la solution : un bâton de 128 cm et de 23 mm de diamètre en bois de chêne blanc.
Utilisant ce dernier à la manière d’un sabre, mais également comme une lance (yari) et une hallebarde (naginata), Muso Gonosuke défie une nouvelle fois Miyamoto Musashi et, cette fois, remporte la victoire, dominant ainsi la terrible technique à deux sabres (nito) de son adversaire.
Muso Gonosuke accepte ensuite des disciples qui formeront plus tard le Clan Kuroda, à Fukuoka, dans l’île de Kyushu où l’enseignement du jō-jutsu sera prodigué dans le plus grand secret jusqu’au début de ce siècle. L’introduction du jō-jutsu, aux Japonais d’abord, se fera peu avant la Deuxième Guerre mondiale par Maître Takaji Shimizu. Ce dernier, doté d’un grand esprit d’ouverture, introduit cet art en Mandchourie, en premier lieu, puis y donne accès à tout étranger désirant étudier sérieusement la culture martiale japonaise.
Le premier occidental à bénéficier de l’enseignement du jō-jutsu est un Américain du nom de Donn F. Draeger, à la fin des années 50. Ensemble, M. Shimizu et M. Draeger fondèrent la Fédération Internationale de Jodo*.
*le préfixe jutsu fut abandonné peu après la guerre, jugé trop agressif par les forces d’occupation américaines

